lundi 22 décembre 2014

Walking Dead: Scott

Premier mort important et visible dans Walking Dead, la BD et c'est d'une jambe cassée.
Je relis la série et les volumes 9 à 13 sont particulièrement prenants.



Le rendez-vous des amis


Jusqu'à récemment
J'attendais l'moment
Avec une certaine impatience
Après le turbin
Le moment divin
Le temps des chants et des danses

Le moment enfin où le sent bien
Avec les copains
le moment parfait
L'heure de la récré
Pour moi c'était...

-Le rendez-vous des amis
En fin d'après-midi
Autours d'une canette
Ce moment où le temps s'arrête
Jusqu'au milieu de la nuit

On arrive dans le troquet
On r'garde qui on connaît
On s'assoit à la table
Il n'y a jamais d'indésirable
A cette heure là tout l'monde se plaît

Salut mon vieux comment ça va?
Ma foi pas mal et toi
Rien que de très banal
mais c'est bon pour le moral
De se le redire chaque fois

Et l'on est à peine assis
Que le patron surgit
Et nous amènent nos grandes
Y a même pas b'soin que l'on commande
Au rendez-vous des amis
ça c'était hier
Aujourd'hui quelle misère
Je n'ai plus vraiment le coeur
D'aller boire une bière
De retrouver mes frères
Après une journée de labeur

J'préfère rentrer direct
L'bistrot ça m'débecte
J'trouve ça infect
D'supporter des cons
Au débit de boisson (J'rentre à la maison)

-Le rendez-vous des amis
Tu parles d'une connerie
Des copains tout au plus
Caresse de chien amène des puces
C'est c'que ma mère m'a toujours dit

On s'connait d'puis trop longtemps
Pour être encore confiant
Pour parler de choses intimes
Et on parle, ça me déprime
De la pluie et du beaux temps

Chacun a fait une fois l'erreur
D'ouvrir tout grand son coeur
Tu dis rien c'est juré
Et de l'entendre répété
Comme avec un haut-parleur

L'amitié n'a pas de prix
A la mort , à la vie
On s'présente nos amours
L'lendemain c'est l'pote qui la bourre
C'est beau L'rendez-vous des amis

Je suis nostalgique
Du moment magique
Où je débarquais dans le rade
A jeun ou bourré
Suivant ma journée
Pomponné ou complèt'ment crade
Maint'nant j'en ai marre
D'faire un tour au bar
Ca m'fout l'cafard
Je n'ai plus de plaisir
J'me force à sourire (ça m'fait plus rire)

-Le rendez-vous des amis
Où je commande mon d'mi
A un patron faux-cul
I faut pas que j'aie trop bu
Pour que j’lui accorde un sursis

Le gars qui me serre la pince
Qui me traite comme un prince
Ne semble pas comprendre
Que s'il continue à la prendre
Ses chances de survies seront minces

Car à la vérité
Si j'vais plus au café
C'est à cause de cette fille
Qu'il est impossible que j'oublie
Et qui s'fait sauter par l'taulier

ça fait un bout d'temps qu'c'est fini
Mais quand j'vois cette souris
Avec un autre amant
Je quitte précipitamment
Le rendez-vous des amis

J-L Overney, le  21 mars 2006





vendredi 19 décembre 2014

La légende de Marmotte et Blaireau


Tu me demande de t’écrire
Mais je ne sais pas quoi
Sauf que j’adore ton rire
Ton sourire et ta voix

Tu voulais que j’t’écrive un mot
Alors voici l’histoire
D’un petit blaireau
Qui était au désespoir
Autour d’une table de saloon
Avec une bande de pote
Ils faisaient les clowns
Quand surgit la marmotte

Le fard de ses yeux
Est d’une princesse égyptienne
Mais elle boit de l’eau de feu
Comme une vraie Cheyenne
En voyant la squaw
L’blaireau perdit sa verve
Ce n’est qu’au resto
Qu’il sortit de sa réserve

Je sèche devant ma page blanche
Et je n’écris rien
Je pense rêveur à tes hanches
Fermes et à tes seins

Il hurla des lunes
Invoquant un signal
De fumée ou une
Trace de son cheval
Elle le convia dans sa hutte
Au cœur d’une sombre forêt
Et ni soumise ni pute
Lui fît fumer le calumet

Malheureusement Marmotte
Avait beaucoup d’amants
Les mocassins les bottes
S’alignaient d’vant son feu de camp
Blaireau déterra la hache
Et confiant dans son totem
Il scalpa ces apaches
Et elle lui dit je t’aime

C’n’est pas à l’encre de tes yeux
Mais avec un stylo-bille
Que je décris tes cheveux
Ton nombril, tes chevilles

Ainsi s’termine l’histoire
De marmotte et blaireau
Elle vaut pas un dollar
Mais j’ai fait mon boulot
Marmotte c’est toi
Tu t’étais reconnue
Blaireau c’est moi
Mais j’vais changer de tribu

Be welcome
Dans la loge du serpent
Ou nous croquerons la pomme
J’espère très longtemps
J’aime ton nez mignon
Dans mon home sweet home
Ta chatte, ton étalon
Et ton petit homme

Chérie il faut que je me touche
J’ai une érection
J’ai hâte d’être dans ta bouche
Ton anus et ton con


J-L Overney octobre 2004


jeudi 18 décembre 2014

Le réveil auprès d'elle 1 et 2


C’est une chose dont je n’osais rêver
J’atteins le septième ciel
En quittant les bras de Morphée
Pour retrouver ceux de mon aimée
C’est un merveilleux moment le réveil auprès d’elle

Le réveil auprès d’elle
J’espère longtemps en bénéficier
Souvent goûter le sel
De sa peau légèrement mouillée
Comme un tournesol sous la rosée
Et faire l’amour tendrement
Au réveil avec elle

Je m’extirpe de mes songes
C’est déjà le matin
Je plonge la tête dans les cousins
Je me retourne je baille et je tends la main
Qui se referme sur un sein

Et soudain tout me revient
Pourquoi je dormais si bien
Cette nuit, on s’est aimé un brin
J’aurais les yeux cernés
Et le sourire au turbin

Je n’ai pensé qu’à elle
Le jour touche à sa fin
Je rentre chez moi prendre un bain
Cette nuit, je dors, j’en ai vraiment besoin
Le natel sonne c’est elle enfin !

Elle me demande si je viens
Je suis déjà presque en chemin
Le repos attendra demain
Ce soir vin, sexe et câlins

J-L Overney Septembre 2004

C’est une chose que je n’aurais plus jamais
Elle a j’té notre amour à la poubelle
Ça fait deux semaines qu’elle m’a quitté
Pour trouver celui qui lui fera un bébé
C’est un horrible souvenir le réveil auprès d’elle

Le réveil sans elle
Ne m’arrive plus puisque je ne dors plus
Depuis qu’elle s’est cassée la belle
J’essaie de m’intéresser à d’autres culs
Notre tournesol n’a pas survécu
Je regrette nos bons moments
Dans mes nuits de veille sans elle

Je m’extirpe de mes fantasmes
Je reprends un verre et le rasoir
Cette nuit dans ma folie masturbatoire
Sur mon torse je m’suis tailladé l’espoir
Je suis seul dans mon lit mais j’ai à boire

Et pourquoi j’ai tout en mémoire
Le début de notre histoire
Quand je refusais d’y croire
J’en prends un dernier pour la route
Je suis déjà presque en retard

Je n’ai pensé qu’à elle
Ou elle est avec qui elle couche ?
Je me souviens de nos séances de douche
Et de ce qu’elle sait faire avec sa bouche
Et son air de gamine qui me touche

Quand elle pleure parce qu’elle n’est pas farouche
Elle ne m’embrasse plus sur la bouche
Son natel a du perdre ses touches
Ce soir elle m’a remplacé comme Babouche

J-L Overney Septembre 2005

Si vous avez le coeur bien accroché, voyez ça.



mercredi 17 décembre 2014

Rendez-vous tous au bistro


Certain cul-bénit
N’aiment pas les troquets
Trop de fumée trop de bruit
Trop de vulgarité

Moi quand je commande
Mon premier verre de vin
J’ai pas besoin de cette bande
Et d’leur bible pour être bien

Et c’est jamais trop tôt
D’entrer dans la ronde
Rendez-vous tous au bistro
C’est le centre du monde

On se retrouve entre amis
Chacun mets sa tournée
On chante, on mate les filles
Allumeuses allumées

On s’était bien promis
De n’pas faire trop fort
On se retrouve surpris
Quand on nous fout dehors

Et c’est jamais trop tôt
D’entrer dans la ronde
Rendez-vous tous au bistro
C’est le centre du monde

Et les soirs de blues
Si on a la pleureuse
Il y a toujours la blouse
D’une jolie serveuse

Qui nous réchauffe le cœur
Quand ell’s’penche pour servir
Nous fait croire au bonheur
À la vie au plaisir

Et c’est jamais trop tôt
D’entrer dans la ronde
Rendez-vous tous au bistro
C’est le centre du monde

Et c’est là qu’enfin
J’ai trouvé l’amour
Depuis main dans la main
On y retourne toujours

Mais on lâche les copains
Quand le désir s’fait trop vif
Même heure, même place demain
Pour prendre l’apéritif

Et c’est jamais trop tôt
D’entrer dans la ronde
Rendez-vous tous au bistro
C’est le centre du monde

J-l Overney 15 décembre 2004

A reprendre sur cet air.


mardi 16 décembre 2014

Portrait de femme en 2004


Elle est née en 72
Ça fait plus d’trente ans qu’elle s’emmerde
Elle joue sa vie dans un étrange jeu
En espérant qu’elle la perde

Elle se lève tard le matin
Et ouvre tout grand pour aérer
Et puis elle rallume le joint
Du cendrier d’vant la télé

Et elle fume, fume, fume 
même au petit-déjeuner

Refrain
Je l’ai aimée
Et sa déprime est contagieuse
Je l’ai aimée
D’puis ma vie est brumeuse

Elle a eu une enfance normale
Parents ni pauvres ni divorcés
Mais elle s’est toujours 
sentie mal
En famille comme en société

Elle va dîner chez le voisin
Qui habite l’étage en dessous
Officiellement c’est son copain
Même s’ils ne baisent plus beaucoup

Et elle fume, fume, fume un ou deux sticks après l’diner

Refrain
Je l’ai aimée
Et sa déprime est contagieuse
Je l’ai aimée
D’puis ma vie est brumeuse

Elle ne voit pas bien son av’nir
Elle n’a même plus envie de gosse
I a plus grand chose qui la fasse rire
Ni au chom’du ni quand elle bosse

Ce soir, elle va chez un vieux pote
L’meilleur copain de son copain
C’est elle qui amène les capotes
Et c’est lui qui roulera les joints

Et elle fume, fume, fume 
deux ou trois glus après l’souper

Refrain
Je l’ai aimée
Et sa déprime est contagieuse
Je l’ai aimée

D’puis ma vie est brumeuse   





J-L Overney, le 17 août 2004

inspiré de ceci et celà.


lundi 15 décembre 2014

Bibl-Otomie 140

Voilà !
Le dernier Strip !
Je finis la mise ne page et vous tiens au courant des conditions de vente.
Merci de votre assiduité.






Nouveau départ


REFRAIN
Il inventorie ce qui l’entoure
Inspecte sa liste des choses à faire
Avant l’été
Tout doit être clean car sans amour
Le cœur rôde au bord de l’enfer
Prêt à tomber

Il verrouille le bar à double tour
Trop dangereux d’s’envoyer un verre
Il pourrait craquer
Il ne faut pas qu’il se bourre
Il est tell’ment près d’la crise de nerf
Ça pourrait saigner

Sa tête est une porte-tambour
Emballée par un courant d’air
Déchaîné
Le couple qui y fait l’amour
Lui donne comme le mal de mer
Arrêtez!
REFRAIN

A quatre patte, la tête dans le four
Il tente pas  d’mettre fin à ses misères
D’inhaler
Assez de gaz pour s’foutre le tour
Ou d’faire exploser la gazinière
Tout faire péter

Il est là simplement pour
Frotter, suer, il espère
Se fatiguer
Pouvoir dormir d’un sommeil lourd
Sans alcool, sans somnifère
Sans cauchemarder

REFRAIN

Il trime comme un ch’val de labour
Et n’laisse jamais refroidir la cafetière
Il est speedé
Chargé comme un coureur du tour
Il boit le thé qu’elle lui avait offert
Pour éliminer

Il lui reste juste assez d’humour
Pour déposer en gerbe au container
Ses plantes crevées
Pour s’étourdir en dernier recours
Une cigarette brouille la lumière
D’ses noires idées

REFRAIN

La liste s’épuise, il est à court
D’occupation et de colère
Il est vidé
Ses fenêtres propres laissent passer le jour
Y a plus la moindre trace de poussière
C’est terminé

La vie peut reprendre son cours
Il a rangé la serpillière
Imprégnée
De souvenirs pour ses vieux jours
Qu’il évoquera avec les paupières
Humides et fermées

Il inventorie ce qui l’entoure
Inspecte sa liste des choses à faire
Cet été
Fini l’enfer, il est d’retour
Y a d’la bière au frigidaire
On a sonné

J-L Overney, le 21 juillet 2004

Inspiré de ça.



vendredi 12 décembre 2014

Autorisation de délirer la tentation, tentation du corps vivant bluesymentale cherche fragments de future sortie sud für nada ou du cochon avant mutation über alles


Crépuscule post working class
caleçon, bourbon und Playstation
Brain laxatif, tirer la chasse
Cerveau reptilien en action

Stridence grailleuse from ex-muros
Rappel surpris, réminiscence
Diurne phone contact for apéro
Droid speedé en permanence

Noch eine morning déchirure
Chevelure étincelle de peine
Souvenirs sur off canal biture
Dedicate Thiéfaine

Libano-terasse meeting point
Couple transgénique bière-menthe à l’eau
Barmaid order forget the joint
La première grande est celle de trop

Échange verbal, rire lacrymal
Mondanités presque suspectes
Euphorique sabbat vespéral
Inconnu des vaticanes sectes

Noch eine morning déchirure
Chevelure étincelle de peine
Souvenirs sur off canal biture
Dedicate Thiéfaine

Pole position en pour la route
Commande Wheeling perte de maîtrise
Vent dans la langue gyroscope out
Haleine big-bang climat banquise

Absence de RAM au décodeur
Mixer fantasme rouge Ferrari
Crise de foie et mal de cœur
Androgynes toniques môme lady

Noch eine morning déchirure
Chevelure étincelle de peine
Souvenirs sur off canal biture
Dedicate Thiéfaine

Zeus mailing list : fin de l’olympe
Jésus remballe son crucifix
Sisyphe gamberge « putain, ça grimpe ! »
Dans cette nébuleuse galaxie

Satellite-piaule transit sans rendre
Aux mélopées, le chauve souris
No exit from the jeans scaphandre
Long soupire du Morphée banshee

Noch eine morning déchirure
Chevelure étincelle de peine
Souvenirs sur off canal biture
Dedicate Thiéfaine

J-L Overney , le 30 juin 2004




jeudi 11 décembre 2014

Une gomme et un crayon


REFRAIN
Donnez-moi une page
Une gomme et un crayon
Qu’ j’m’ invente un mirage
Qui m’correspond

Que j’exprime ma rage,
Mes amours, mes frustrations
Qu’j’les partage
Dans un dessin ou une chanson



Quand j’suis amoureux
Je dessine très peu
Faut dire qu’y a plein d’chose plus 
agréables à faire à deux

Si près du paradis
La source se tarit
Connerie, la fille s’enfuit, j’ai rien compris et
je récris

Quand une fille me quitte
Je me prends une cuite
La tête dans l’cul, j’immortalise le sien
et l’oublie vite

Sous peine de tip-ex
La plus fade des ex
Devient Vampirella, Barbarella, sexe et latex

Je retrouve Manara
Les écolières manga
Sans m’servir d’mon bras droit je tremble en dessinant Druna

Des starlettes canons
Dans toutes les positions
Qui connaissent mes fantasmes et qui m’diront jamais non

Si je perds patience
Je rêve d’ultra violence
Contre les cons, les connes, leurs vieux et leur descendance

Comme un psychopathe
À l’encre écarlate
Je tranche, j’explose, je coupe,  j’massacre, m’éclate

Hélas le revers
De la médaille, mon frère
C’est qu’j’ai b’soin de m’ exhiber, j’suis pas moine copiste 
dans un monastère


C’est la fin d’la chanson
Mais t’es pas sauvé, non
J’ai encore des œuvres à te
 soumettre plein mes cartons


J-L Overney ,13 mai 2004

Vous pouvez la hurler la dessus.



mercredi 10 décembre 2014

Bibl-Otomie 122


Défaillance


1) Tirez un coup c’est trop bon
Mais  quand la nana est un thon
Alors dommage, c’est trop con
Autant pisser dans un violon
Remontons froc et caleçon

Mais d’où vient cette défaillance
Cette passagère impuissance
Ça mérite une explication
Penchons-nous sur la question
Voyons ce qui ne tourne pas rond

Il arrive que par compassion
Et surtout par frustration
On se retrouve au lit
Sans en avoir vraiment envie
Très vite on aime plus le poisson

2) Tirez un coup c’est trop bon
Mais quand on est trop rond
Alors dommage, c’est trop con
Autant pisser dans un violon
Remontons froc et caleçon

Mais d’où vient cette défaillance
Cette passagère impuissance
Ça mérite une explication
Penchons-nous sur la question
Voyons ce qui ne tourne pas rond

Il arrive que le bourbon
Nous fasse nous sentir comme des lions
Et qu’une pauvre créature
Soit victime de notre biture
Le matin nous sommes des couillons

3) Tirez un coup c’est trop bon
Mais  quand la nana est un garçon
Alors dommage, c’est trop con
Autant pisser dans un violon
Remontons froc et caleçon

Mais d’où vient cette défaillance
Cette passagère impuissance
Ça mérite une explication
Penchons-nous sur la question
Voyons ce qui ne tourne pas rond

Il arrive que par affection
Un ami nous prête son fion
Oui mais au moment crucial
De passer au stade anal
On ne peut pas, faut se faire une raison

4) Tirez un coup c’est trop bon
Mais  à la saison des champignons
Alors dommage, c’est trop con
Autant pisser dans un violon
Remontons froc et caleçon

Mais d’où vient cette défaillance
Cette passagère impuissance
Ça mérite une explication
Penchons-nous sur la question
Voyons ce qui ne tourne pas rond

Il arrive qu’un manque de précaution
Entraîne des complications
Et qu’au lieu de septième ciel
Des problèmes bacteriels
Ne conduisent qu’à des démangeaisons
5) Tirez un coup c’est trop bon
Mais  quand la nana est un canon
Alors dommage, c’est trop con
Autant pisser dans un violon
Remontons froc et caleçon

Mais d’où vient cette défaillance
Cette passagère impuissance
Ça mérite une explication
Penchons-nous sur la question
Voyons ce qui ne tourne pas rond

Il arrive qu’on n’sache plus son nom
Qu’on se sente comme un paillasson
Un crapaud d’vant une princesse
Un eunuque d’vant une déesse
On n’supporte pas la comparaison

6) Tirez un coup c’est trop bon
Mais  y’a pas de nana en prison
Alors dommage, c’est trop con
Autant pisser dans un violon
Remontons froc et caleçon

Mais d’où vient cette défaillance
Cette passagère impuissance
Ça mérite une explication
Penchons-nous sur la question
Voyons ce qui ne tourne pas rond

Il arrive qu’après une infraction
On se retrouve en maison de correction
Avec des amis de cellule
Qui rigolent quand ils s’enculent
Vaut mieux dormir en regardant l’plafond
Final
Rater un coup c’est trop con
Mais avec toi c’est toujours bon
Car si tu n’es pas un canon
Tu es encore moins un thon
Et parfois même tu fais l’garçon

Et quand j’ai une défaillance
Une passagère impuissance
C’est que j’ai encore fais l’con
Et que je suis rentré trop rond
Compris, je dormirais dans l’salon.







J-L Overney, 19 avril 2004



mardi 9 décembre 2014

Bibl-Otomie 120









Le nouvel homme


1) Mode de vie
-Les amis si je me présente devant vous
C’est qu’j’ai enfin décidé de sortir du trou
-Je ne m’habillerai plus en fossoyeur
C’n’est plus sur les tombes que je cueillerais mes fleurs

-Je n ‘boirais plus que des bières de première classe
Ne commanderais plus mon vin par haras
-Je’me bourrais plus la gueule  comme un trou du cul
Je dégusterais quelques très bon crus

-Dans mes gags, il n’y aura plus de stupides blondes
De nazi, de bébé mort, i iront à tout l’monde
-Je ne rigolerais plus aux attentats
Au cimetière, je n’chanterai plus "y’a d’la joie"

-Faites semblant de croire et bientôt vous croirez
Faites semblant d’être heureux et vous le serez
-Le meilleur moyen d’avoir des amis
C’est d’en être un ça je l’ai bien compris

-Je serais l’ami de la terre entière
Et j’embrasserai même les militaires
-J’aimerai les racistes et les étrangers
Les gauchistes, la droite et l’UDC

2) Culture
-Le menton rasé et le crâne bien lustré
Pli au pantalon et chemise repassée
-Un p’tit look sportif avec mon sac Dakine
Que des clothes très cher pour montrer ce que j’gagne

-Je ne ferais plus d’allusions salaces
Mon héros ne sera plus Gros dégueulasse
-Je reconnaîtrai le talent de Reiser
Mais le trouverai quand même un peu vulgaire

-J’dirais plus que le Bigdil c’est débile
C’est trop facile d’s’moquer des imbéciles
-J’n’aurais plus que du ciel bleu dans les yeux
Un imbécile oui mais un bien heureux

-Je n’trait’rais plus les gars d’Jackass d’abrutis
Je me cultiv’rai sag’ment devant MTV
-Je n’f’rais plus semblant de regarder ARTE
La culture c’est bien mais faut pas abuser

-La musique alternative ça suffit
J’n’écouterais plus que celles qui ont gagné des prix
-Les majors savent quand même mieux que moi
Ce qui me plaira, c’est mon choix

3) Filles
-J’évit’rais désormais les femmes de mauvaises vie
Celles qui fument qui boivent ou qui ont un mari
-J’essai’rai de choisir mon prochain flirt
Parmis celles qui ont l’esprit sur leur T-shirt

-Avec un côté rebelle bien homologué
Sur l’épaule un dauphin ou une rose tatouée
-Un piercing dans l’nez et un sur la langue
Celles du sportwear ou du streetwear gang

-J’la veux belle superficielle de bonne famille
Qui s’moque des pucelles qui lisent Jeune et Jolie
-Bronzé aux UV je s’rai son idéal man
Testé, approuvé par Cosmopolitan

-Libérée, très cool, une vraie femme moderne
Qui veut des enfants pour m’ner quequ’chose à terme
-Vu qu’les études qui durent c’est très pratique
Tant que c’est papa qui allonge le fric

-Fini les droguées compliquées à problème
Celles qui réfléchissent avant de dire je t’aime
-Je n’veux plus d’amour rien que de l’esthétique
Un couple artificiel total’ment authentique

4) Epilogue
-Voilà mon amour j’ai suivi tes conseils
J’suis un homme du jour et j’adore le soleil
-Puisse Dieu te bénir d’m’avoir montré La Voie
Je s’rai un déchets de caniveau sans toi

-J’ai renié mes amis et réussi ma vie
Arielle ma femme très belle m’a donné une famille
-I pourront se r’produire i a une fille un garçon
Fonder une dynastie, faire fructifier l’pognon

-Mon aimée j’dois t’avouer j’ai gardé quelques vices
Dans mes voyages d’affaire, je loue une traductrice
-Je m’autorise un havane après l’tennis
Avec un rail de coke pur c’est un vrai délice

-Excuse-moi d’avoir pas envoyé de MEL
J’ai glissé ma mémoire vive à la  poubelle
-Pour t’oublier j’ai formaté la douleur
Après tes conseils, j’ai reseté mon cœur

-C’est bête, mais je regrette quelquefois nos 30 ans
Chômage et boulot d’merde c’était le bon temps
-Quand tu fumais et fréquentais l’drop’in
Et qu’entre deux cuites, je m’allumais au gin

Jean-Louis Overney , le 25 mars 2004