vendredi 20 février 2015
Magali et Laurent
Le but d'une chanson de mariage n'est pas forcement d'être subtile mais de pouvoir être chantée à n'importe quelle heure de la soirée.
Le "private joke" de cette page est que le photographe du mariage a disparu et que nous ne verrons donc jamais les centaines de photos pour lesquelles nous avions posé.
Vous vous doutez que je me suis inspiré de ceci.
Putain, Aubert et HFT dans ce cirque, j'espère que c'est pour les restos du foie de Renaud.
jeudi 19 février 2015
40
Ben voilà, fallait qu’ça arrive.
Même si je n’pensais pas vivre
Jusqu’à ce putain
D’âge avançé.
Il a fallu que je survive
Si loin dans mon livre
Jusqu’à ces putains
De 40 balais.
Je pense enfin être à l’épilogue
Au moment des remerciements.
Merci à Dieu, et ,rire
Aux techniciens.
J’ai internet et j’ai un blog.
Je suis ami avec plein de gens
Sur Facebook, c’est à dire
Seul comme un chien.
Le pire c’est que je l’ai cherché.
Je ne s’rais pas plus heureux en ménage.
Ni plus ou moins con…
Et autant amoureux.
La vie est ce qu’elle est
Il pleut un jour sur deux comme en orage
Ou des pierres ou des étrons
Et dans les grands moments, les deux.
J’eus préféré ne pas vivre
Cette putain d’crise de la quarantaine
Ou peut-être que j’aurais aimé
Une fille qui me dise je t’aime.
Vaut-il le coup de poursuivre
Cette route de plaisir et de haine?
Pourquoi continuer à taper
Des textes sur le même thème
Quand je vois les copains
Qui sont normaux, parents, mariés.
Je ne parviens pas…
À les envier.
Je suis si bien dans mon bain
Avec un livre, un whisky,un CD
Sans qu’on gueule papa…
Vient me torcher.
Putain, j’ai un gros coup de blues.
Je ne sais pas si c’est l’âge
Ou tout bêtement…
Le quarantième écueil.
Même si j’avais du flouze
Et des Rolls plein mon garage
De beaux vêtements…
Je tirerai quand même la gueule.
Le temps ne fait rien à l’affaire
Comme l’a dit le grand Georges.
Je suis pareil
Maintenant comme à 10 ans.
Je ne peux toujours pas me taire
Et bave dans les soutiens-gorge
Des merveilles
De 18 à 60 ans.
Bientôt je baverai au home
centre de soins palliatifs
Pisserai dans un pistolet
Ou direct sur l’alèze.
Avec un cancer ou un fibrome
Et la chimio. pour les tifs
Ça devrait pas tarder
Vu qu’je sucre déjà les fraises.
Bon, j’arrête de me répandre
J’atténue les trémolos
Un tiers de vie, ça se fête
Même si ça d’vient de la rengaine.
Je suis pas bon à me pendre
Je suis pas bon, à m’mettre à l’eau
J’arrête de me prendre la tête
On s’retrouve à la cinquantaine
J-L Overney, fin 2010-mi 2011
mercredi 18 février 2015
J-Lobotomie
Les Monty Python ont raison
Life is a piece of shit
Mais même si nous sifflons à pleins poumons
Elle nous fatigue très vite
C’est très pénible l’existence
Si l’on est par trop lucide
On prend conscience qu’elle n’a aucun sens
Que ce n’est que du vide
J-Lobotomie
Est la solution
Pour une belle vie
Sans s’poser d’questions
Genre:: Qui suis-je?, Où vais-je?, A quoi bon?
Il suffit, d’un p’tit trou dans le front
Il y a bien sûr d’autres moyens
De se déconnecter le cerveau
La came, la picole et les joints
Font du bon boulot
Un problème avec ces substances
Elles ne sont pas longtemps efficaces
Il arrive que l’on redescende de transe
Sans garder aucune trace
J-Lobotomie
Est la solution
Pour une belle vie
Sans s’poser d’questions
Genre:: Qui suis-je?, Où vais-je?, A quoi bon?
Il suffit, d’un p’tit trou dans le front
Un truc cool, c’est le suicide
Quoique interdit par l’église
Mais quid des gourous et des guides
Je dis: « faites à votre guise ! »
Tant qu’a se faire péter le plot
Autant l’faire chirurgical
Avec un scalpel de près d’vingt kilo
C’est plus efficace qu’une balle
J-Lobotomie
Est la solution
Pour une belle vie
Sans s’poser d’questions
Genre:: Qui suis-je?, Où vais-je?, A quoi bon?
Il suffit, d’un coup de hache dans le front
Nos cellules sont capitonnées
Des rebibs de vos neurones
Dans cet espace personne n’entend hurler
L’anarchie règne dans cette zone
Certains patients sont ressortis
Et ont mené de belles carrières
Etant donné leurs nouveaux Q.I.
Tous flics ou militaires
J-Lobotomie
Est la solution
Pour un beau képi
Sans s’poser d’questions
Genre: Qui suis-je?, Où vais-je?, A quoi bon?
Il suffit, d’un p’tit trou dans le front
La vie est bien plus facile
Quand on a plus à réfléchir
N’ont-ils pas l’air heureux les imbéciles
Avec leur grand sourire ?
Dans notre hôpital psychiatrique
Si le patron vous semble dément
Surtout, surtout, surtout pas de panique
Il est son meilleur patient
J-Lobotomie
Est la solution
Pour une belle vie
Sans s’poser d’questions
Genre:: Qui suis-je?, Où vais-je?, A quoi bon?
Il suffit, d’un p’tit trou dans le front
Bon vol au-dessus d’un nid d’coucou
Chez nous vous serez mieux qu’Nicholson
Car même avec la cervelle comme du moût
On oublie pas la déconne
Stay sane into insanity
Est le slogan d’notre enseigne
Mais notre profonde philosophie
C’est faut qu’ça rigole et qu’ça saigne !
Et qu’ça saigne (ad lib)
J-L Overney, le 9 Juillet 2011
mardi 17 février 2015
Les passantes
Je dédie cette satire
A toutes celles qui m’attirent
Pour quelques minutes, ou moins
Toutes celles qui nous font dire
Celle-là, il faut que je la tire
Elle me fout la trique, putain !
Quant nous sommes assis en terrasse
A mater les nanas qui passent
En descendant nos bières
I faut dire qu’on est pas trop classe
Quand nous les traitons de pétasses
Qu’on aimerait bien se faire
Passe la baba à vélo
Pieds nus dans ses gros sabots
Vétue d’un pull népalais
Passe l’étudiante intello
Qui sucotte son stylo
Comme si de rien n’était
Passe la punkette à crête
Livide, maigre, la mine défaite
Fumant, comme de rien, son cône
Passe la Yo à casquette
À l’envers, son rap à tue-tête
Ziva, lui grille trop pas les neuronnes
Passe la mère de famille
Couvant son marmot qui crie
Pour têter ses seins si gros
Passent les troupeaux de jeunes filles
Qui gloussent, fument et babillent
Autours d’un Coca Zéro
Passe l’allumeuse bas résilles
Perchée sur talons aiguilles
Mi-bourgeoise, mi-pute
Passe le boudin des Antilles
Dont le popotin frétille
Qui nous mets tous en rut
C’est à qui sera le plus lourd
En éclusant nos Kronenbourg
Qui sera le plus salace ?
Pas question de parler d’amour
Tout tourne toujours autour
De pulsions dégueulasses
Mais dans nos garconnières blèmes
Le soir seul, on s’avoue tout de même
Qu’elles sont toutes charmantes
Je leurs dédie ce poème
Qui leur dis que je les aime
Toutes ces belles passantes.
J-L Overney, le 4 août 2011
J'ai même pas changé le titre.
lundi 16 février 2015
G. Gaz Blaisdell 1932
C’était au temps préhistoriques
Quand les Zippo étaient à gaz
L’ecstasy était euphorique
Et nous riions des métastases
On cramait des mètres de goudron
Dans des concerts non protégés
Pas question de petits bouchons
Contre les… décibels ou MST
C’était au temps des moins d’vingt ans
Quand les Zippo étaient à gaz
Qu’une main glissée sous un collant
Nous rendait plus dingos que Taz.
L’attente transie sous la pluie
Cœur dans la bite et trouille au ventre
Au pied de l’immeuble de la fille
Rongeait comme… le plus doux des chancres
C’était au temps des baladeurs
Quand les Zippo étaient à gaz
Et les MP3 à vapeur
Pour Ipad on disait ardoise
Quand la casette fut des CDs
Les VHS morts de vieillesse
Le vinyle se fit scratcher
Et MTV… mua en clip de fesse
C’était au temps des Madonna
Quand les Zippo étaient à gaz
Tout en noir, on tournait nos croix
A l’envers pour n’pas être naze
Tout était black même les rappeurs
Les idées et Michael Jackson
Puis vinrent les roquets en chaleurs
Et leurs… « Wigs of change » monotones
Le bon vieux temps du rock’n’roll
Quand les Zippo étaient à gaz
Dans les caves à mus’ et à gnôle
On braillait des hymnes uni-phrases
A l’âge prè-condensatoire
La musique se f’sait à la main
On chourrait les disques des rock stars
Qu’on se copiait… sur des tapes entre copains
C’était le temps des Atari
Quand les Zippo étaient à gaz
Les softs étaient sur un floppy
Clignotant de son ampoule narquoise
Le grand pixel, c’était le dragon
Et le petit, le chevalier
Il fallait d’l’imagination
Dans les donjons… virtuels pour s’éclater.
Nous sommes au temps des nostalgiques
Et les Zippo sont à essence
Les ampoules sont économiques
Et le nucléaire est en transe.
Il faudrait mettre des éoliennes
Pour chauffer les chambre à gaz
Et bruler les croix chrétiennes
Pour….. allumer nos Gauloises
J-L Overney, 12 Avril 2011
A chanter là-dessus.
dimanche 15 février 2015
samedi 14 février 2015
François et Anika
Anika a offert Bibl-Otomie, la Genèse à son mari François Bot.
ça c'est un cadeau intelligent !
Avec une pipe et un cigare, c'est parfait.
Le 14 février
Une petite chanson écrite, il y bien longtemps.
Le 14 février c’est la Saint-Valentin
Et ma sexualité, je la tiens bien en main
Le 14 février, aujourd’hui, je m’en fous
L’année passée encore bien que célibataire
Je caressais ton corps, je m’envoyais en l’air
Le 14 février, je n’tire même plus mon coup
Il n’y a pas de regret à cet anniversaire
Convaincu que c’était la meilleure chose à faire
La corde de l’amour est usée jusqu’au bout
Avec toi, avec elles, à chaque fois je m’ennuie
Plus la moindre étincelle n’allume mon coeur durci
On dirait qu’à sa place il n’y a plus qu’un trou
J’aim’rais être aujourd’hui à l’adolescence
Quand on pense que la vie contr’ l’amour n’a aucun’ chance
Et être même assez fou pour s’réjouir d’un bout d’chou
Il arrive parfois qu’une fille m’enchante
Que j’lui dise : mademoiselle vous êtes charmante
Mais je pérsévère pas; à quoi bon après tout
Existe-t-elle la princesse qui saura me captiver ?
Mon unique maîtresse me prenant cette liberté
Dont en fait, sans elle, je n’profite pas beaucoup
Dés qu’on est engagé on se sent prisonnier
Dès qu’on s’est évadé on se sent abandonné
Cette banalité ne résout rien du tout
Peut-être suis-je un’ trist’ vie inhospitalière
N’attirant, égoist’, jamais de passagère
De quoi rendre serein ou complètement fou
Quand l’envie n’est plus là et qu’on souhaite être mort
Mais qu’on en finit pas, l’ennui reste le plus fort
Le 14 février je suis toujours debout
Et c’est triste de n’être plus triste sans vous.
J-L Overney , le 14 février 2002
Et la carte pour votre amoureuse.
vendredi 13 février 2015
20 balles pour mon clébard
Nous travaillions tout en enviant les feignants
Qui s’lèvent à l’heure de l’apéro
Et qui, avec leurs clébards, gaspillent notre argent
Au PMU et tribolo
Ce ne fût qu’au moment de signer notre lettre
D’licenciement devant témoin
Que nous nous sommes senti profondément fait mettre
Et avons pensé à un chien
Nos histoires sont toutes différentes
Mais nous sommes tous dans la même merde
Les sursitaires payent nos rentes
En pleurant sur l’argent qu’ils perdent
Quand on les prive de leur emploi
Certains, pas tous, réalisent
Qu’être chômeur ce n’est pas la joie
Et qu’c’est pas qu’pour les autres, la crise
Nous avons cru jusqu’au bout n’être qu’embarqués
Dans le taxi d’une mauvaise passe
Qu’les pilotes de la décroissance allaient freiner
Avant le mur au fond de l’impasse
Ce fût le Crash sauf pour les banquiers plein d’pognon
Et nous nous relevâmes fin de droit
Incarcéré dans un centre de réinsertion
Avant d’chuter encore plus bas
Nos histoires sont toutes différentes
Mais nous sommes tous dans la même merde
Les sursitaires payent nos rentes
En pleurant sur l’argent qu’ils perdent
Quand on les prive de tous leurs droits
Certains, pas tous, réalisent
Qu’être tricard ce n’est pas la joie
Et qu’c’est pas qu’pour les autres, la crise
Aujourd’hui, j’bois des bières avec les toxicos
Tout en engueulant mon clébard
Il faut que j’aille réclamer du fric aux sociaux
Pour pouvoir m’offrir un pétard
Nous n’avons pas tous fini à mendier en ville
Certains se sont foutu le tour
D’autres sont encristés en taule ou à l’asile
Moi, je survis au jour le jour
Nos histoires sont toutes différentes
Mais nous sommes tous dans la même merde
Les sursitaires payent nos rentes
En pleurant sur l’argent qu’ils perdent
Mais le jour où ils sont privés de leur toit
Certains, pas tous, réalisent
Qu’être clodo ce n’est pas la joie
Et qu’c’est pas qu’pour les autres, la crise
Alors mon pote, sois sympa
T’as pas 20 balles pour mon clébard ?
T’as pas 20 balles pour mon clébard ?
T’as pas 20 balles pour mon clébard ?
J-L Overney, le 25 mars 2010
jeudi 12 février 2015
L'artiste et l'ouvrier
L’on oppose souvent artiste et ouvrier
Et ces jugements ne sont que somme de préjugés
Et clichés des neiges d’antan
Pour qui a fait les deux, j’en ajoute un p’tit peu
En faisant un bilan du pire et puis du mieux
Pour enfin bien choisir mon camp
On sait que les ouvriers sont tous des alcooliques
Tandis que les artistes sniffent d’la coke et se piquent
Dans les deux cas, ils ont raison
Si l’peintre en bâtiment s’abreuve de sagres
C’est pour faire passer l’amiante qui l’agresse
Le graphiste c’est pour rester con
Les artistes parlent d’eux à la troisième personne
Mais vu que grâce à xxxx , ça n’intéresse personne
Ils écrivent des chansons
C’est pas d’l’eurovision, c’est d’l’intellectuel
Si tu veux, c’est plus près d’BHL que de Brel
C’est pas des chansons pour maçon
Les ouvriers n’ont jamais le spleen mais la blouse
Tant qu’ils peuvent remettre un petit coup d’clé d’douze
Et ils continuent vaille que vaille
Les artistes sont fragiles, limite un peu tapette
Et s’habillent en corbeau, jamais en salopette
Le noir est leur bleu de travail
Lorsqu’un artiste se plante, ça devient Guernica
Ou si c’est une chanteuse, c’est du sous-Madonna
Ça ne porte pas à conséquence
Alors, que sous-payé, quand un mécanicien
Oublie de serrer les boulons d’un gradin
Vaux mieux éviter le stade de France
Les ouvriers n’ont aucune imagination
Mais j’avoue que je préfère ça quand ils font mon plafond
Si je veux la chapelle Sixtine
J’attend la fin du chantier et quant tout est o.k.
J’offre une bière, pas un livre, à tout les ouvriers
Le doigt de xxxx je me le dessine
La plupart des écrivains se prennent pour Rimbaud
Mais pour ce qu’ils ont à dire, je préfère le mime Marceau
Ou mieux encore, sa fille Sophie
La plupart des ouvriers n’ont aucune culture
Ils causent de footbal, de camions et d’voitures
Et bien sur, des seins de Sophie
En guise de conclusion, à ce trop ce long bilan
Je dirais qu’être ouvrier, pour moi c’est vraiment chiant
Et que les artistes se la pètent
Si l’occasion se présente, pour payer mon loyer
Sans aucune prétention, de faire des p’tits Mickey
Ce serait tous les jours la fête
Au cas ou des prolos aimeraient mes dessins
Et qu’ils aiment leur boulot autant que j’aime le mien
On peut sûrement trouver notre bonheur
Ils peuvent venir refaire ma salle de bain
L’endroit ou j’adore lire un bon bouquin
Loin des bruits de marteau-piqueur
J-L Overney , le 11 octobre 2009
mercredi 11 février 2015
Nathalie a Bibl-Otomie
Mon amie d'adolescence m'a acheté ma BD.
Je me suis inspiré d'un dessin que j'avais fait pour son épaule.
Merci Nath.
Papillon de nuit blues
Ho quand j’ai connu cette fille
Je la trouvais trop belle pour moi
Quand elle m’a dit oui
J’ai failli retrouver la foi
Au ciel de son lit
Au paradis les bras en croix
Mais je n’étais qu’un papillon
Cherchant à comprendre
Cherchant ce qu’il manquait au fond
De ces orbes d’ambre
Elle mettait dans ses cheveux
Le feu
Qui manquait dans ses yeux
Elle est amoureuse
Elle resplendit
Et moi j’ai le blues
Du papillon
De nuit
Ho quand elle m’a traité d’ami
J’ai cru que j’m’en remettrais pas
Elle ne m’avait rien promis
Je sais, mais c’est comme ça
Bien sûr je trompais mon ennui
Dans le whisky et les nanas
J’butinais comme un papillon
Insérant mon membre
Cherchant à oublier au fond
Ces orbes d’ambre
Elle mettait dans ses cheveux
Le feu
Qui manquait dans ses yeux
Elle est amoureuse
Elle resplendit
Et moi j’ai le blues
Du papillon
De nuit
Ho quand je l’ai revue l’autre nuit
Elle brillait comme un feu de joie
Elle était avec un ami
Soudain mon âme a pris froid
Je n’m’en suis jamais remis
Elle est heureuse avec lui
Je n’étais plus qu’un papillon
Dans la pire chambre
Figé tout au fond
De ses orbes d’ambre
Elle avait au fond des yeux
Le feu
Semblable à ses cheveux
Elle est amoureuse
Elle resplendit
Et moi j’ai le blues
Du papillon
De nuit
J-L Overney, le 10 mai 2007
mardi 10 février 2015
10 ans
Mon père avait coutume de dire
Du « ça m’est égal » on en n’a pas
Dommage qu’il ait dû mourir
Il y a déjà dix ans de ça
Maintenant je pourrais en fournir
Des cubilons, à mon papa
Nous revoilà au bilan sans gain
Le moment de refaire le poing
Dans sa poche, ronger sans frein
L’os de cette vie de chien
Une nouvelle St Valentin
Ce n’est que pour marquer le coup
Que je me casse la tête à me casser le cul
Que je mets des bouts tabous
De phrases sans but ni début
Car cette année, je m’en fous
De ne foutre personne sans être déçu
Si au moins j’avais la pointe
Du talent de Bobby, la moindre
Belle et riche rime à joindre
À cette triste complainte
Mais c’est la St Valentin
Ce texte restera dans les annales
Dans les annales restera
Phénoménal n’importe quoi
Phonèmes à l’endroit mis à mal
Je m’enivre de « ça m’est égal »
Et bonne St valentin papa
J-L Overney, 14 février 2007
à la mémoire de Gibus mort le 15 février 1997
lundi 9 février 2015
Ouvre moi la porte
-C’est qui ?
-Je suis un ami de ta maman
Qui veux lui faire une surprise, ouvre mon enfant.
-Ah excuse moi, je ne peux pas. Il est midi tu vois…
Je crois qu’elle à peur
Et elle est encore sous anti-dépresseur
-Ben tiens, ça se voit qu’elle prend toujours de la drogue
Sur son porno blog
-Dis voir connard, tu serais pas mon enculé de géniteur ?
Le type qui lui a brisé le cœur
C’est depuis que tu es parti que maman est junky
-Je t’assure qu’avant ta naissance
Ta mère était déjà une pute pleine d’expérience
-C’est vrai que maman travaille tard le soir
Mais c’est toi qui l’a mise sur le trottoir
Et elle gagne moins qu’avant
Que tu lui casses toutes les dents
-Oooooh dis-lui que j’ai mal
Que j’ai les couilles pleines
Qu’il faut qu’elle revienne
-Ah non, va te chier dessus
Tu n’es qu’une grosse merde, trou du cul
Ou j’appelle le dealer à maman
Dégage maintenant
REFRAIN
Ouvre-moi cette putain de porte
Je veux juste discuter
On est des adultes, bordel
Qu’est-ce que ça i apporte
D’agir de la sorte ?
Ouvre-moi cette putain de porte
Tu commences à me gonfler
Bordel, laisse-moi entrer
Ou ça va chier
-Très bien, si maman est près de toi
Il faut lui dire : « Maman, fais ton testament »
-Ah, elle est réveillée ; elle fait du bruit
Je crois bien qu’elle vomit
Ça sent le gin et le joint
Sa chambre s’ouvre, voilà elle vient
-Oooooh salope viens m’ouvrir
Sinon je te jure que tu vas souffrir
-Mais maman, tu parais bizarre, répond
Pourquoi tu vas sur le balcon
Fais pas ça, tu es malade
N’enjambe pas la balustrade
REFRAIN
Ouvre-moi cette putain de porte
Je veux juste discuter
On est des adultes, bordel
Qu’est-ce que ça i apporte
D’agir de la sorte ?
Ouvre-moi cette putain de porte
Tu commences à me gonfler
Bordel, laisse-moi entrer
Ou ça va chier
Elle est enfin morte
Je l’ai eue cette putain de porte
ce n’était pas la plus forte
Dis-moi où elle se terre
Ta roulure de mère
Dis, mais retiens-la
-Elle a sauté
-Merde, je l’aurais sautée
-Je suis orpheline
-Viens sur mes genoux, mignonne gamine
-Mais arrête monsieur
-Tais-toi petite
J-L Overney, 10 janvier 2007
Une autre version et l'original.
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