jeudi 12 février 2015
L'artiste et l'ouvrier
L’on oppose souvent artiste et ouvrier
Et ces jugements ne sont que somme de préjugés
Et clichés des neiges d’antan
Pour qui a fait les deux, j’en ajoute un p’tit peu
En faisant un bilan du pire et puis du mieux
Pour enfin bien choisir mon camp
On sait que les ouvriers sont tous des alcooliques
Tandis que les artistes sniffent d’la coke et se piquent
Dans les deux cas, ils ont raison
Si l’peintre en bâtiment s’abreuve de sagres
C’est pour faire passer l’amiante qui l’agresse
Le graphiste c’est pour rester con
Les artistes parlent d’eux à la troisième personne
Mais vu que grâce à xxxx , ça n’intéresse personne
Ils écrivent des chansons
C’est pas d’l’eurovision, c’est d’l’intellectuel
Si tu veux, c’est plus près d’BHL que de Brel
C’est pas des chansons pour maçon
Les ouvriers n’ont jamais le spleen mais la blouse
Tant qu’ils peuvent remettre un petit coup d’clé d’douze
Et ils continuent vaille que vaille
Les artistes sont fragiles, limite un peu tapette
Et s’habillent en corbeau, jamais en salopette
Le noir est leur bleu de travail
Lorsqu’un artiste se plante, ça devient Guernica
Ou si c’est une chanteuse, c’est du sous-Madonna
Ça ne porte pas à conséquence
Alors, que sous-payé, quand un mécanicien
Oublie de serrer les boulons d’un gradin
Vaux mieux éviter le stade de France
Les ouvriers n’ont aucune imagination
Mais j’avoue que je préfère ça quand ils font mon plafond
Si je veux la chapelle Sixtine
J’attend la fin du chantier et quant tout est o.k.
J’offre une bière, pas un livre, à tout les ouvriers
Le doigt de xxxx je me le dessine
La plupart des écrivains se prennent pour Rimbaud
Mais pour ce qu’ils ont à dire, je préfère le mime Marceau
Ou mieux encore, sa fille Sophie
La plupart des ouvriers n’ont aucune culture
Ils causent de footbal, de camions et d’voitures
Et bien sur, des seins de Sophie
En guise de conclusion, à ce trop ce long bilan
Je dirais qu’être ouvrier, pour moi c’est vraiment chiant
Et que les artistes se la pètent
Si l’occasion se présente, pour payer mon loyer
Sans aucune prétention, de faire des p’tits Mickey
Ce serait tous les jours la fête
Au cas ou des prolos aimeraient mes dessins
Et qu’ils aiment leur boulot autant que j’aime le mien
On peut sûrement trouver notre bonheur
Ils peuvent venir refaire ma salle de bain
L’endroit ou j’adore lire un bon bouquin
Loin des bruits de marteau-piqueur
J-L Overney , le 11 octobre 2009
mercredi 11 février 2015
Nathalie a Bibl-Otomie
Mon amie d'adolescence m'a acheté ma BD.
Je me suis inspiré d'un dessin que j'avais fait pour son épaule.
Merci Nath.
Papillon de nuit blues
Ho quand j’ai connu cette fille
Je la trouvais trop belle pour moi
Quand elle m’a dit oui
J’ai failli retrouver la foi
Au ciel de son lit
Au paradis les bras en croix
Mais je n’étais qu’un papillon
Cherchant à comprendre
Cherchant ce qu’il manquait au fond
De ces orbes d’ambre
Elle mettait dans ses cheveux
Le feu
Qui manquait dans ses yeux
Elle est amoureuse
Elle resplendit
Et moi j’ai le blues
Du papillon
De nuit
Ho quand elle m’a traité d’ami
J’ai cru que j’m’en remettrais pas
Elle ne m’avait rien promis
Je sais, mais c’est comme ça
Bien sûr je trompais mon ennui
Dans le whisky et les nanas
J’butinais comme un papillon
Insérant mon membre
Cherchant à oublier au fond
Ces orbes d’ambre
Elle mettait dans ses cheveux
Le feu
Qui manquait dans ses yeux
Elle est amoureuse
Elle resplendit
Et moi j’ai le blues
Du papillon
De nuit
Ho quand je l’ai revue l’autre nuit
Elle brillait comme un feu de joie
Elle était avec un ami
Soudain mon âme a pris froid
Je n’m’en suis jamais remis
Elle est heureuse avec lui
Je n’étais plus qu’un papillon
Dans la pire chambre
Figé tout au fond
De ses orbes d’ambre
Elle avait au fond des yeux
Le feu
Semblable à ses cheveux
Elle est amoureuse
Elle resplendit
Et moi j’ai le blues
Du papillon
De nuit
J-L Overney, le 10 mai 2007
mardi 10 février 2015
10 ans
Mon père avait coutume de dire
Du « ça m’est égal » on en n’a pas
Dommage qu’il ait dû mourir
Il y a déjà dix ans de ça
Maintenant je pourrais en fournir
Des cubilons, à mon papa
Nous revoilà au bilan sans gain
Le moment de refaire le poing
Dans sa poche, ronger sans frein
L’os de cette vie de chien
Une nouvelle St Valentin
Ce n’est que pour marquer le coup
Que je me casse la tête à me casser le cul
Que je mets des bouts tabous
De phrases sans but ni début
Car cette année, je m’en fous
De ne foutre personne sans être déçu
Si au moins j’avais la pointe
Du talent de Bobby, la moindre
Belle et riche rime à joindre
À cette triste complainte
Mais c’est la St Valentin
Ce texte restera dans les annales
Dans les annales restera
Phénoménal n’importe quoi
Phonèmes à l’endroit mis à mal
Je m’enivre de « ça m’est égal »
Et bonne St valentin papa
J-L Overney, 14 février 2007
à la mémoire de Gibus mort le 15 février 1997
lundi 9 février 2015
Ouvre moi la porte
-C’est qui ?
-Je suis un ami de ta maman
Qui veux lui faire une surprise, ouvre mon enfant.
-Ah excuse moi, je ne peux pas. Il est midi tu vois…
Je crois qu’elle à peur
Et elle est encore sous anti-dépresseur
-Ben tiens, ça se voit qu’elle prend toujours de la drogue
Sur son porno blog
-Dis voir connard, tu serais pas mon enculé de géniteur ?
Le type qui lui a brisé le cœur
C’est depuis que tu es parti que maman est junky
-Je t’assure qu’avant ta naissance
Ta mère était déjà une pute pleine d’expérience
-C’est vrai que maman travaille tard le soir
Mais c’est toi qui l’a mise sur le trottoir
Et elle gagne moins qu’avant
Que tu lui casses toutes les dents
-Oooooh dis-lui que j’ai mal
Que j’ai les couilles pleines
Qu’il faut qu’elle revienne
-Ah non, va te chier dessus
Tu n’es qu’une grosse merde, trou du cul
Ou j’appelle le dealer à maman
Dégage maintenant
REFRAIN
Ouvre-moi cette putain de porte
Je veux juste discuter
On est des adultes, bordel
Qu’est-ce que ça i apporte
D’agir de la sorte ?
Ouvre-moi cette putain de porte
Tu commences à me gonfler
Bordel, laisse-moi entrer
Ou ça va chier
-Très bien, si maman est près de toi
Il faut lui dire : « Maman, fais ton testament »
-Ah, elle est réveillée ; elle fait du bruit
Je crois bien qu’elle vomit
Ça sent le gin et le joint
Sa chambre s’ouvre, voilà elle vient
-Oooooh salope viens m’ouvrir
Sinon je te jure que tu vas souffrir
-Mais maman, tu parais bizarre, répond
Pourquoi tu vas sur le balcon
Fais pas ça, tu es malade
N’enjambe pas la balustrade
REFRAIN
Ouvre-moi cette putain de porte
Je veux juste discuter
On est des adultes, bordel
Qu’est-ce que ça i apporte
D’agir de la sorte ?
Ouvre-moi cette putain de porte
Tu commences à me gonfler
Bordel, laisse-moi entrer
Ou ça va chier
Elle est enfin morte
Je l’ai eue cette putain de porte
ce n’était pas la plus forte
Dis-moi où elle se terre
Ta roulure de mère
Dis, mais retiens-la
-Elle a sauté
-Merde, je l’aurais sautée
-Je suis orpheline
-Viens sur mes genoux, mignonne gamine
-Mais arrête monsieur
-Tais-toi petite
J-L Overney, 10 janvier 2007
Une autre version et l'original.
dimanche 8 février 2015
Sko a reçu Bibl-Otomie
Le grandissime Sko m'a gratifié d'un fan-art dans Bibl-Otomie, la Genèse et en plus il me fait de la pub.
Merci infiniment, mon pote.
samedi 7 février 2015
vendredi 6 février 2015
Le jeu
J’ai toujours eu horreur
Des dragueurs et des frimeurs
Maintenant je comprends mon erreur…
Ce sont eux qui ont raison
De jamais rater une occasion
Ce n’est pas le bonheur, mais c’est bon…
Refrain
Elle est même pas belle
Mais je coucherais avec elle
Je la regarde dans les yeux
Et lui sors le grand jeu
Elle me trouve pas beau
Mais assez rigolo
Pour dire oui en baissant les yeux
Et entrer dans le jeu
Je trouvais ça très con
Le rituel, les conventions
« S’cusez-moi d’vous d’mander pardon »
« J’vous offre queque chose à boire
On s’est pas déjà vu quelque part ? »
« Voulez-vous v’nir chez moi ce soir ? »
Refrain
C’est un peu décevant
De pas s’aimer, de faire semblant,
De s’embrasser sans sentiments
« Si c’était pas d’enfer »
Comme m’avait dit une partenaire
« C’est mieux que jouer en solitaire » (C’est clair !)
Refrain
Je la regarde dans les yeux
Et lui sors le grand jeu
Elle dit oui en baissant les yeux
Et entre dans le jeu
J-L Overney. Le 14 novembre 2006
Play here.
jeudi 5 février 2015
Des chrysanthème dans les roses
Qu’aurais-je laissé de moi sur la terre ?
Y a-il une chose dont je sois fier ?
Si demain je passais sous le train
Je crois que ça ne changerait rien
Refrain
J’arrive à l’âge fatidique
Où l’on remet tout en cause
J’arrive à la saison critique
Des chrysanthèmes dans les roses
Détaché de tout et sans colère
Juste dans la bouche un goût amer
Une impression d’inutilité
Une envie de me laisser crever
Refrain
J’arrive à l’âge fatidique
Où l’on remet tout en cause
J’arrive à la saison critique
Des chrysanthèmes dans les roses
Je n’ai plus qu’un espoir délétère
En hantant les rues du cimetière
Exhumer mon âme sœur en peine
Et qu’elle greffe son âme à la mienne
Refrain bis
Alors le miracle alchimique
Opèrera la métamorphose
Nous suivrons la voie bucolique
Jusqu’aux chrysanthèmes en osmose
Nous suivrons la voie bucolique
Jusqu’aux chrysanthèmes en symbiose
J-L Overney, le 13 novembre 2006
Plus joyeux ici.
mercredi 4 février 2015
666 a reçu son Bibl-Otomie
L'adorable et talentueuse 666 me fait un peu de pub sur son blog.
Merci ma chérie.
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| Son fan-art |
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| Ma petite modif. pour mieux coller à la BD. |
![]() |
| La dédicace. |
Méga-City
Au XXe siècle quand l’oxygène
Commençait à nous pomper l’air
On allumait des pathogènes
Histoire de nous calmer les nerfs
Ça ne sentait pas très bon
Mais ça nous mettait à l’aise
De voir briller ces braises
En crachant nos poumons
On partageait un joint en bonne compagnie
Tout en la sacrifiant, on célébrait la vie
On refaisait le monde dans des nuages bleus
Durant toute une soirée, on se croyait heureux
Refrain
La Big Brother Brigade a vite mis le holà
Et le peuple mouton a écouté sa voix
« Faut arrêter de faire ça » comme on dit à un gamin
« Fais nous confiance, c’est pour ton bien »
Aujourd’hui Dieu merci, fumer c’est interdit
Si parfois nous revient l’envie d’une cigarette
Une petite séance de psy nous remets les idées nettes
C’est presque le paradis à Méga-City
Au XXe siècle, quand trop lucide
On se demandait : A quoi bon ?
On optait pour un lent suicide
Et l’on ouvrait un flacon
Au bar comme un roi sur son trône
Prêt à être renversé
On détenait la vérité
En brûlant nos neurones
On partageait un verre en bonne compagnie
Tout en la sacrifiant, on célébrait la vie
On refaisait le monde dans des liquides ambrés
On se croyait heureux durant toute une soirée
Refrain
La Big Brother Brigade a vite mis le holà
Et le peuple mouton a écouté sa voix
« Faut arrêter de faire ça » comme on dit à un gamin
« Fais nous confiance, c’est pour ton bien »
Aujourd’hui Dieu merci, l’alcool est interdit
Si parfois nous revient l’envie d’une canette
Une bonne grosse thérapie nous remets les idées nettes
C’est presque le paradis à Méga-City
Au XXe siècle, l’impression de vide
Le blues, le moral qui baisse
Se comblait en se gorgeant le bide
De sucres, de sauces et de graisses
Chaque convive mangeait pour trois
On riait jusqu’à ce qu’on étouffe
On appelait ça une bonne bouffe
À s’éclater l’estomac
On partageait le festin en bonne compagnie
Tout en la sacrifiant, on célébrait la vie
On refaisait le monde autour de viandes rouges
On se prenait à rêver qu’enfin les choses bougent
Refrain
La Big Brother Brigade a vite mis le holà
Et le peuple mouton a écouté sa voix
« Faut arrêter de faire ça » comme on dit à un gamin
« Fais nous confiance, c’est pour ton bien »
Aujourd’hui Dieu merci, manger est interdit
Si parfois nous revient l’envie d’une cotellette
Un menu pharmacie nous remet dans notre assiette
C’est presque le paradis à Méga-City
Épilogue
Avec mes souvenirs, tu me trouves pathétique
Mais ce monde aseptisé me rend nostalgique
Pose la bouteille près du lit
Aimons-nous dans l’odeur du tabac
Il n’y a rien de tel après un bon repas
Avant que l’amour aussi ne soit interdit
J-L Overney, fin octobre 2006
A méditer là.
mardi 3 février 2015
Une affaire à saisir
Les plus belles femmes, tout le monde le sait, sont les noiraudes
Elles sont à manier avec précaution
Il faut des gants d’amiante, tellement elles sont chaudes
Mais comme amantes, elles se donnent à fond
Revers de la médaille, ce sont les plus finaudes
Très souvent, elles nous mènent par le menton
Et dans les yeux noisette,
En second viennent les brunettes
Refrain
Une affaire à saisir, maintenant ou jamais
On verra plus tard pour les regrets (bis)
Des taches de soleil constellant la peau lactée
Les yeux de la couleur des plaines d’Irlande
On ne peut jamais vraiment capturer une fée
Mais juste entrer une nuit dans sa légende
Nuque blanche ou bière qui mousse
Rien ne vaut l’arôme d’une rousse
Refrain
Une affaire à saisir, maintenant ou jamais
On verra plus tard pour les regrets (bis)
Malheureusement, une blonde ne peut pas être belle
Tout au plus jolie, sexy, attirante
Les plus stupides ne sont pas les blondes naturelles
Mais celles qui croient la fadeur si tentante
Mais bon pour une nuit,
Peu importe le coloris
Refrain
Une affaire à saisir, maintenant ou jamais
On verra plus tard pour les regrets (bis)
Une affaire à saisir, maintenant ou jamais…
J-L Overney, le 20 octobre 2006
A chanter là-dessus.
lundi 2 février 2015
BOG1
Voilà c'est parti !
Après le succès international de Bibl-Otomie, La Genèse (Suisse, France et Belgique), j'attaque Bibl-Otomie, Le Graal (BOG pour les intimes) !
Ce sera mon Seigneur des Anneaux, mon 1984, mon V pur Vendetta, bref, je vais essayer de faire un truc chouette.
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires.
Un rayon de soleil en hiver
Un rayon de soleil en hiver
Une inconnue qui vous sourit
Ça vous fait oublier l’enfer
De la vie
Un rayon de soleil sur une branche
Et l’on jurerait voir un fruit
Ça repousse l’échéance
De la vie
Cet été, on s’éloignait
Du feu de camp qui éclairait
Nos corps nus en sueur
Aujourd’hui on se regroupe
Autour du chaudron de soupe
Pour un peu de chaleur
Un rayon de soleil en hiver
L’accolade d’un ami
Ça estompe les galères
De la vie, de la vie
La pénombre nous fait l’âme sombre
On aimerait rester au lit
Jusqu’aux première jonquilles
Mais au chalet, les murs bruts nous protègent
Des tonnes de neige
Qui montent à l’assaut des volets
Et j’aime le joyeux concert
Rassurant des bûches
Et ton gros pull-over
Qui peluche
Pop ! Un bouchon qui saute
Santé ! A la nôtre !
On est bien réchauffés
Et l’on va chanter
Le feu de camp qui échauffait
Nos corps nus en sueur
Et l’un contre l’autre on s’emmitoufle
À l’abri du vent qui souffle
Pour un peu de bonheur
Un rayon de soleil en hiver
Qui vous réveille à midi
Ça vous fait croire aux chimères
De la vie
Pour un peu on oublierait
Le feu de camp qui échauffait
Nos corps nus en sueur
Et l’un contre l’autre on s’emmitoufle
À l’abri du vent qui souffle
Pour un peu de bonheur
Que toujours, été comme hiver
Restent amours et amis
Qui éclairent le temps éphémère
De la vie, de la vie
J-L Overney, le 13 octobre 2006
En pensant à ça.
dimanche 1 février 2015
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